02.05.2008
Juno

Il est vrai que j’ai un train de retard. Ce film est sorti il y a quelque mois. Oui mais voilà, dans la ville où j’habite, il y a un cinéma avec une seule salle. Les films sont projetés quelques semaines après leur sortie. Cette attente vaut vraiment la peine car… les tarifs des séances sont très attractifs : 4.20 € tarif normal, 3.40 € tarif réduit (dont je bénéficie).
Et puis il y a les rendez-vous cinéphiles dont le film Juno de Jason Reitman faisait parti. Le principe est qu’avant la projection, le film est présenté. Les acteurs, les réalisateurs, le contexte du tournage, le bouquin dont sont parfois tirés les films, etc.
Après la projection, les spectateurs se retrouvent devant une tisane ou un jus de fruit pour échanger sur les impressions. C’est vraiment chouette.
Mercredi, j’ai donc pu assister à la projection Juno qu’une amie présentait (pour la dernière fois hélas…).
Comment dire que ce film est bien sans reprendre les critiques ? Comment dire que le film de Jason Reitman, le réalisateur de Thank you for smoking, a réussi à faire un film abordant un sujet que je juge plutôt grave sans tomber dans le mélodramatique. Au contraire, j’ai ri bien des fois tout en étant très touchée par cette ado qui tombe enceinte. Sa personnalité est étonnante et tout de même complexe. Son apparente légèreté fait plaisir à voir. On se dit que si on avait été à sa place, on n’aurait certainement pas réagit pas comme ça. Elle tombe enceinte, sait qu’elle ne veut surtout pas d’un bébé, mais ne peut avorter. Elle part à la recherche d’un couple qui ferait des parents adoptifs parfaits. Elle vit sa grossesse sans complexe mais ne ressent rien vis-à-vis du bébé. Ses mots, sans retenu, sans gène, sont vraiment déroutants mais jamais insultants.
Au-delà de cet histoire, c’est celle du couple de soit disant « parents parfaits » qui m’a parlé. Jenifer Garner joue le rôle d’une femme qui ne peut avoir d’enfant, qui veut une vie parfaite, un bon travail, dans un intérieur ordonné, qui sait qu’elle est faite pour être mère. Son mari est un artiste, prêt à tout pour son épouse même à jouer le futur père. Mais quand la réalité de ce bébé se faire sentir, il prend peur et annonce que ce style de vie ne lui plaît pas. En quelque sorte, il plaque tout. Chacun peut y voir ce qu’il veut.
Là, Juno prend une sacrée claque devant l’inconséquence des hommes (oh, je suis dur !). Et elle grandit. Tel est ce que j’ai ressenti en voyant ce film…
16:09 Publié dans Films | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : juno, film

